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vendredi 18 avril 2008

FIN DE VIE : Vers une évolution de la loi ?

Suite à la polémique suscitée par le cas de Chantal Sébire, cette femme de 52 ans qui souffrait d’une tumerur incurable et sollicitait le droit de recourir à l’euthanasie, le président de la Commission des affaires sociales du Sénat, Nicolas About (UC-UDF, Yvelines), a annoncé la constitution d’un groupe de travail consacré à l’aide aux malades en fin de vie. 


La loi Leonetti relative aux droits des malades et à la fin de vie du 22 avril 2005 reste en effet insuffisamment connue des Français, et même du corps médical, en dépit de l’avancée qu’elle a constituée. 

Le groupe doit étudier la question des personnes en situation de grande dépendance et la manière dont elles peuvent être confrontées aux choix de fin de vie, considérant toutefois qu’avant d’envisager qu’elles puissent « mourir dans la dignité », il faut permettre à ces personnes de vivre dans la dignité. 

Le Président About propose donc que ce groupe s’interroge sur les moyens de répondre à ces situations exceptionnelles et dramatiques. Il présentera, le cas échéant, des propositions d’adaptation de la loi, lorsque l’évaluation de celle-ci aura été établie par Jean Leonetti.

Source : culturedroit


vendredi 21 mars 2008

L'AUTOPSIE N A PAS ELUCIDE LA MORT DE CHANTAL SEBIRE

DIJON (Reuters) - L'autopsie du corps de Chantal Sébire n'a pas permis d'élucider pour le moment les causes de sa mort, dans l'attente d'examens complémentaires, a annoncé le procureur de la République de Dijon (Côte d'Or).

"Pour l'instant, rien dans le corps de madame Sébire n'a été découvert pouvant justifier le décès", a déclaré Jean-Pierre Alacchi lors d'un point de presse.

"Cela veut dire que nous n'avons pas retrouvé d'hémorragie, nous n'avons pas retrouvé d'infarctus, ou une hémorragie cérébrale qui aurait pu expliquer le décès", a-t-il ajouté.

CHANTAL SEBIRE, QUI A REUSSI A METTRE AU GRAND JOUR LE TABOU DE L'EUTHANASIE, AURAIT ÉTÉ AUTOPSIÉE

Photo AFP ( Chantal Sébire, avant sa maladie)



Emportée dans un tourbillon qu'elle a elle-même déclenché, pestant souvent contre les journalistes dont elle se méfiait, elle s'est révélée une redoutable communicante. Transcendée par ce dernier combat, il ne lui a fallu que quelques semaines pour faire voler en éclats le tabou de l'euthanasie (...)

  • Chantal Sébire aurait été autopsiée:

DIJON (AFP) - Le mystère sur les circonstances de la mort de Chantal Sébire, dont le corps a été découvert par sa fille mercredi à son domicile de Plombières-lès-Dijon (Côte-d'Or), restait entier jeudi alors que se posait, selon la justice, la question de son "autopsie".

Après plusieurs heures de réflexion, le parquet de Dijon a finalement ordonné l'autopsie (...) réalisée dès jeudi et dont les résultats pourraient être connus vendredi", affirmait dans la soirée le site internet Le Figaro.fr. Une information que le procureur de Dijon, joint par l'AFP, s'est refusé à infirmer ou confirmer.

Suicide? Mme Sébire y était "violemment hostile". Euthanasie active? Elle la souhaitait avec force depuis des semaines mais la justice, conformément à la législation en vigueur, l'a refusée lundi dernier.

Alors décès naturel? Chantal Sébire "souffrait d'une maladie potentiellement mortelle", une "esthesioneuroblastome", maladie orpheline et incurable, qui se développe dans la cavité nasale et déforme cruellement le visage, a rappelé jeudi à l'AFP son médecin traitant Emmanuel Debost.

Mais, jeudi matin, le procureur de la République de Dijon, Jean-Pierre Alacchi, "en l'état actuel des investigations", n'avait toujours pas tranché. "Il n'y a à cette heure pas d'éléments suffisants" pour déterminer les causes de la mort de Mme Sébire, a déclaré M. Alacchi à l'AFP, reportant ainsi toute communication officielle.

"Je me pose la question de savoir si l'on va faire ou non une autopsie", s'est interrogé M. Alacchi ajoutant que "l'apparence externe du corps ne présentait pas de particularités", et qu'il continuait de recueillir" des déclarations "auprès des proches" et des gendarmes "en charge de l'enquête" préliminaire.

"S'ils font l'autopsie c'est honteux", s'est insurgé Me Gilles Antonowicz l'avocat de Chantal Sébire. "Si Mme Sébire s'était jetée dans le canal (de Bourgogne) tout proche de son appartement, il n'y aurait pas eu d'enquête et là ils feraient une autopsie comme ils l'ont faite pour le fils de Marie Humbert" qui avait aidé son fils tétraplégique à mourir en 2003, a encore fustigé Me Antonowicz, joint au téléphone par l'AFP.

Autre élément d'incertitude, la présence ou non de membres de sa famille -- Mme Sébire a trois enfants et un frère-- auprès de cette ancienne institutrice qui demandait avec insistance depuis plusieurs semaines à "mourir dans la dignité" et sollicitait en vain une euthanasie active. "Mme Sébire était très entourée" par sa famille "mais on n'est pas sûr qu'au moment de son décès sa fille ait été présente" alors que c'est elle "qui a découvert le corps", a précisé le procureur.

Au-delà de la très forte émotion suscitée par la médiatisation dès fin février de ce douloureux dossier, le cas de Chantal Sébire aura, cinq ans après l'affaire Humbert, relancé le débat sur l'euthanasie active légale comme elle est pratiquée dans plusieurs pays d'Europe (Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Suisse).

Mercredi, peu avant la découverte du corps de Mme Sébire, le président de la République Nicolas Sarkozy, à qui la malade avait écrit, avait reçu son médecin traitant.
Le Premier ministre François Fillon a pour sa part chargé le député UMP et cardiologue Jean Leonetti d'une mission d'évalutation de la loi de 2005 --qui porte son nom et a été votée à l'unanimité-- relative au droit des malades et à l'accompagnement en fin de vie.

La nouvelle secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano, a déclaré jeudi "à titre personnel" qu'elle était favorable à la création d'une "commission nationale d'euthanasie à qui reviendrait le soin d'examiner les cas exceptionnels graves".

Source : AFP via le site france24


  • LIRE tous les messages de ce blog sur l'Euthanasie : ICI 

lundi 17 mars 2008

LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE DIJON REJETTE LA DEMANDE D EUTHANASIE DE CHANTAL SEBIRE

On s'attendait à cette décision puisque la Loi sur la Fin de vie ne permet pas, en réalité, l'Euthanasie telle qu'elle est , par exemple, pratiquée en Belgique ou aux Aux Etats-Unis, en Oregon.

C'est la raison pour laquelle, Maître Gilles Antonowicz, l'avocat de Chantal Sébire, demande que cette loi soit modifiée. 



PARIS (Reuters) - Constatant l'impasse légale sur la question de l'euthanasie, un juge de Dijon a repoussé la demande de Chantal Sébire, une femme atteinte d'une tumeur au visage incurable qui souhaitait qu'on l'autorise à prendre un produit mortel, a annoncé son avocat Gilles Antonowicz.

Le président du tribunal de Dijon estime dans son jugement que la demande se heurte au code de déontologie médicale, qui interdit à un médecin de donner délibérément la mort, et au code pénal, qui fait de l'aide au suicide une infraction.

Chantal Sébire, qui a plaidé sa demande auprès du juge le 12 mars, demandait que son médecin soit autorisé à lui administrer une dose mortelle de penthotal.

"La demande de Mme Sébire, humainement concevable, ne peut juridiquement en l'état du droit prospérer (...) Même si la dégradation physique de Mme Sébire mérite la compassion, le juge, en l'état de la législation française, ne peut que rejeter la demande", conclut le jugement.

Il précise que la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme s'oppose plutôt, à ses yeux, au suicide assisté. Chantal Sébire, 52 ans, qui est selon son avocat très éprouvée par la décision et très fatiguée par sa maladie, a déjà annoncé qu'elle ne ferait pas appel en cas de décision négative.

Elle envisage de se rendre à l'étranger pour obtenir satisfaction, peut-être en Suisse où le suicide assisté est légal. "Je voulais simplement montrer que je menais un combat pour alerter et que derrière ce combat je restais dans la légalité jusqu'au bout", a-t-elle déclaré dimanche sur France 5.

"Je sais maintenant comment me procurer ce dont j'ai besoin, et si je ne me le procure pas en France, je me le procurerai ailleurs", a-t-elle dit.

LE GOUVERNEMENT EXCLUT TOUTE RÉFORME

Cette femme de 52 ans, atteinte depuis huit ans d'un "esthésioneuroblastome", une tumeur rarissime et incurable qui frappe les sinus et la cavité nasale, a médiatisé depuis un mois sa démarche et écrit au président de la République.

Nicolas Sarkozy lui a fait savoir la semaine dernière qu'il refusait toute réforme législative pour permettre l'euthanasie active, tout en lui proposant une nouvelle consultation médicale, ce qu'elle a refusé.

Elle refuse aussi l'arrêt des traitements et la sédation permettant de la plonger dans un coma que lui permet la loi française. Son avocat estime que, même sans alimentation ni hydratation, la mort ne viendrait qu'après dix à quinze jours.

Or, cette ancienne enseignante, mère de trois enfants, se dit résolue à affronter la mort lucidement et en toute conscience. "Je veux partir en faisant la fête entourée de mes enfants, amis et médecins, avant de m'endormir définitivement à l'aube", avait déclaré Chantal Sébire la semaine dernière.

Soutenue par l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), elle se prononce pour une évolution législative autorisant l'euthanasie active.

Le gouvernement s'en tient à la loi Leonetti adoptée en avril 2005, qui permet l'euthanasie dite "passive" - l'arrêt des traitements et l'administration de médicaments anti-douleur même s'ils présentent un risque vital - mais pas l'euthanasie "active", la mort provoquée par une injection ou l'administration d'un produit mortel.

Cette position suscite des critiques dans les milieux de la santé, où une partie des médecins la juge hypocrite, dans la mesure où l'euthanasie dite "active" est pratiquée relativement fréquemment dans les hôpitaux sur des patients agonisants, selon de nombreux témoignages publics.

Le cas de Chantal Sébire relance un débat ancien. Deux pays européens, la Belgique et les Pays-Bas, ont légalisé l'euthanasie active en l'encadrant strictement par un système d'autorisations officielles et médicales multiples. La loi ne s'applique que dans les cas extrêmes, quelques dizaines par an.

La Suisse autorise par ailleurs l'assistance au suicide, même pour les personnes qui ne sont pas atteintes d'affections mortelles, ce qui a amené un "tourisme de la mort" dans ce pays, qui concernerait plusieurs centaines de personnes par an.

Source :Thierry Lévêque pour reuters.com


Réaction de maître Gilles Antonowicz :



"Notre loi est inhumaine. Il faut changer la loi car on voit qu'elle laisse des gens sur le bord de la route (...). J'attends beaucoup du président. Je lui lance un appel", a déclaré Me Gilles Antonowicz lors d'une conférence de presse à Paris.

"On est dans une hypocrisie totale car il n'y a aucune différence entre la sédation terminale et celle qui provoquerait le coma", a-t-il affirmé, alors que provoquer un coma chez un malade en phase terminale est autorisé.

"Il faut que les politiques fassent quelque chose" et "ce n'est pas parce que c'est délicat qu'on ne peut pas en discuter", a-t-il dit, relevant qu'en Belgique, où l'euthanasie active est autorisée, "personne ne demande l'abrogation de la loi et il y a trois fois plus de lits palliatifs qu'en France". "Je pense que nous sommes aussi civilisés que les Belges. On doit pouvoir y arriver", a-t-il insisté.


Le tribunal de grande instance de Dijon doit se prononcer aujourd’hui sur la demande d'euthanasie de Chantal Sébire





Aux Etats-Unis, en Oregon, cette possibilité existe depuis dix ans.

Ray Carnay avait pris ses dispositions pour mourir. Quand je l’avais rencontré l’an dernier, dans son petit pavillon à Eugene en Oregon, il m’avait montré son texte sur son ordinateur. "Je remercie tous ceux qui sont venus… " Un texte minutieusement écrit qu’il voulait enregistrer sur un CD pour qu’il soit diffusé à ses funérailles. "Ça va être une sacrée cérémonie…"

Dans son petit pavillon, il m’avait expliqué toute son organisation. Il voulait que soient présents un rabbin, parce qu’il est juif, et un pasteur "pour tous mes amis chrétiens"... Ses fils et ses amis seraient là, il les préviendrait quatre jours avant sa mort. Il prendrait alors les médicaments que lui aura prescrits un médecin. "Je tomberai dans le coma et je mourrai en quelques heures."


Un patient sain d'esprit, avec un pronostic vital de moins de six mois

Quand on s’est rencontré, Ray, un veuf de 84 ans, ne pesait plus qu’une cinquantaine de kilos. Un disque passait un enregistrement d’une cérémonie où il avait chanté à Chicago en 1948. Sa voix de baryton avait envahi le salon. Dans son fauteuil, Ray accompagnait l’air en bougeant les lèvres. Aucun son. Un des effets de son cancer de la gorge.

Il avait alors un pronostic vital de moins de six mois, une des conditions pour avoir recours à la loi "mort dans la dignité" de l’Oregon, et pouvoir obtenir d’un médecin une ordonnance pour un cocktail mortel. Le médecin, autre condition, a aussi jugé Ray sain d’esprit, mentalement capable de prendre cette décision.

Votée en 1997, la loi d’Oregon, unique aux Etats-Unis, est entrée en vigueur en 1998. Depuis, elle a permis le décès de plus de 300 habitants de l’état. Près de 500 autres ont demandé les médicaments mais ne les ont pas utilisés.

Beaucoup moins que ce à quoi on s’attendait, d’après George Eighmey de l’association Compassion and Choices qui défend le droit au suicide assisté. "Il n’y a pas eu de morts en masse, comme le prédisaient les adversaires de la loi". Pas plus qu’il n’y a eu de mouvement massif d’immigration de tous les seniors suicidaires du pays.

Et contrairement à ce que les détracteurs annonçaient, la loi n’est pas devenue la solution de ceux qui ne peuvent pas s’offrir de traitements médicaux: parmi les 46 personnes qui y ont eu recours en 2006, un seul n’avait pas de couverture médicale.

"Ce sont les plus indépendants qui prennent les médicaments"

George Eighmey m’avait expliqué qu’il arrivait "assez bien à deviner quels sont ceux qui prendront les médicaments". Cela n’a pas grand-chose à voir avec leur niveau de douleur, selon lui, "ce sont les plus indépendants, ceux à qui l’idée d’avoir perdu le contrôle de sa vie est la plus insupportable". C’est effectivement en ces termes que Ray Carnay parlait du temps qu’il lui restait. "J’ai la possibilité de décider."

Sur le mur de l’escalier de son petit pavillon, il y avait des photos de George et Barbara Bush, les parents du président américain, des bristols d’invitation à des cérémonies républicaines. Si la loi sur le suicide assisté a d’abord été défendue par des démocrates progressistes, ses partisans sont nombreux aussi dans les rangs du parti républicain.

Dans les efforts que mène Compassion and Choices pour faire adopter des lois similaires dans d’autres états, il y a "une forme de droite avec laquelle on peut travailler" note Florent Morellet, un Français qui préside l’antenne new-yorkaise de l’association: c’est la frange libertaire du parti républicain, formée de gens qui ne supportent pas que le gouvernement mette son nez dans les affaires privées, et ne les laisse pas choisir eux-mêmes les conditions de leur mort.

Malgré une opinion publique favorable, aucun autre état n'a imité l'Oregon

L’Oregon est pour le moment le seul état aux Etats-Unis où cette pratique est autorisée, une première que George Eighmey explique par la présence d’une population peu pratiquante en matière de religion et le goût de cet état pour l’expérimentation (c’est là par exemple que fut autorisé en premier le vote par correspondance, tandis qu’une autre loi oblige tous "les détenus à travailler autant que les contribuables").

Malgré une population américaine favorable au droit à mourir, aucun autre état n’a adopté la même loi. Florent Morellet explique ce décalage par la passion qu’inspire le projet de loi chez ses adversaires. "Pour les 25 % de gens qui sont contre, c’est une question qui prime en politique", alors que les trois quarts d’Américains qui y sont favorables ne choisiront pas un candidat politique en fonction de sa position sur le sujet.

En attendant, les associations de défense du "droit à mourir dans la dignité" ont revu leur communication, d’abord en bannissant le mot suicide. Un sondage Gallup indique que 58% des Américains sont favorables au "suicide assisté médicalement". Mais quand on leur pose la question en remplaçant la formule par "l’aide médicale à mourir", le pourcentage passe à 75%.

La loi de l’Oregon s’intitule "la mort dans la dignité", et l’association Compassion and Choices est née de la fusion de deux groupes militants "Compassion in Dying" (la compassion dans la mort) et "End of Life Choices" (les choix de fin de vie). "On a gardé les mots compassion et choix, et enlevé ceux qui dérangeaient", ironise Florent Morellet.

"Ce que je vais faire, c’est bien me suicider", disait Raymond Carnay en mai. L’annonce du journal local indique qu’il est mort le 5 octobre 2007.

Source : Rue89

mercredi 12 mars 2008

Euthanasie : Action en justice pour demander le droit de mourir dignement

La justice a été saisie ce mercredi d'une «demande exceptionnelle mais néanmoins légitime» d'euthanasie de la part d'une mère de famille de 52 ans, Chantal Sébire, défigurée par une maladie orpheline, incurable et évolutive, a-t-on appris auprès de son avocat, Gilles Antonowicz.
Le président du tribunal de grande instance de Dijon «a mis son jugement en délibéré à lundi prochain», a précisé Gilles Antonowicz, qualifiant cette démarche de «première». «C'est une première pour le monde judiciaire, mais nous ne demandons que l'application de la loi, celle du 22 avril 2005 sur les droits des malades, dite loi Léonetti», a souligné le conseil de Chantal Sébire.
«S'endormir dans l'affection des siens»

Selon lui, «cette loi reconnait le droit aux malades en fin de vie de refuser tout traitement et le droit de soulager leurs souffrances, mais elle ne dit rien lorsque les malades refusent la solution proposée qui est le coma artificiel et la mort au bout de dix à quinze jours».
«Nous demandons simplement au magistrat de l'autoriser à s'endormir dans l'affection des siens» et de faire ainsi preuve «d'humanité», a conclu Gilles Antonowicz.

source : 20minutes