Arabes et musulmans aux Etats-Unis sont en butte aux discriminations raciales dans la foulée des attentats terroristes du 11 septembre 2001, a dénoncé aujourd'hui un rapport de l'ONU.
Le Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination raciale "est profondément préoccupé par l'augmentation du ciblage racial (des services de sécurité) à l'encontre des arabes, musulmans et personnes originaires du sud de l'Asie" depuis les attaques du 11 septembre.
"Les mesures prises dans le cadre de la lutte anti-terroriste ne doivent pas être discriminatoires en matière de race, couleur, origine familiale, nationale ou ethnique", a demandé le Comité.
Le rapport du Comité demande aux autorités américaines de "réviser la définition de la discrimination raciale dans les législations fédérale et des Etats et dans la pratique des tribunaux", et dénonce les brutalités policières dont sont victimes les membres des minorités.
Source: AFP
vendredi 7 mars 2008
L'ONU dénonce des discrimantions aux USA contre les Musulmans
Discrimination au logement contre les Gens du voyage : l’Etat doit faire respecter la loi
Communiqué de la LIGUE DES DROITS DE L'HOMME (LDH) 
A la veille du 1er tour des élections municipales, seulement 59 % des maires sortants osent se déclarer défavorables à l’accueil des Gens du voyage sur leur commune.
Pourtant depuis 2000, la loi Besson oblige toutes communes à réaliser des aires de stationnement et à répondre aux besoins d’habitat dans leur politique locale d’urbanisme.
La HALDE a dénoncé en janvier dernier la situation de discriminations généralisées qui frappent ces populations en raison de leur mode d’habiter.
La CNCDH vient de publier une étude, dont la LDH était rapporteur, qui confirme l’urgence à agir. En 8 ans, un quart des places d’accueil prévues ont été ouvertes, contraignant tous les voyageurs à des stationnements irréguliers faute de lieux disponibles.
Il est donc nécessaire que l’Etat reconnaisse enfin la caravane comme un logement, avec tous les droits liés. Un droit à l’emplacement doit être instauré pour permettre que la liberté de circulation des personnes vivant en caravane soit effective, tout voyageur pouvant alors demander au préfet de trouver un lieu régulier de stationnement. La loi sur le droit au logement opposable doit aussi pouvoir s’appliquer sans discrimination selon le mode de vie.
Enfin et surtout, l’Etat doit contraindre les futurs maires à enfin respecter la loi.
Le respect des droits des personnes est essentiel pour l’égalité comme dans la lutte contre les discriminations.
jeudi 6 mars 2008
Les femmes gagneraient en moyenne 16% de moins que les hommes
BRUXELLES (Reuters) - Les femmes sont payées en moyenne 16% de moins que les hommes pour le même travail, l'écart le plus large s'observant dans certains pays d'Asie et sur le continent américain, selon un rapport publié jeudi par la Confédération syndicale internationale (Ituc/CSI).
Elles gagnent ainsi 33,4% de moins que les hommes au Japon, 31,5% de moins en Corée du Sud et 32,7% de moins en Chine, si l'on en croit l'étude de la CSI.
Aux Etats-Unis, les salaires des femmes sont inférieurs de 22,4% à ceux de leurs homologues masculins. La différence s'établit à 27,5% au Canada et à 31,3% au Paraguay.
"Ce rapport révèle avec précision l'étendue de la discrimination dont les femmes sont l'objet dans le monde entier quand il s'agit d'être payées de façon égale aux hommes pour un travail identique", note Sharan Burrow, présidente de la CSI.
Dans certains pays, en revanche, les femmes s'en sortent beaucoup mieux: à Bahreïn, elles touchent 40% de plus en moyenne que les hommes et, au Costa Rica, 2,2% de plus qu'eux.
"Cela s'explique en partie par la faible proportion de femmes dans la population active, mais les femmes qui travaillent ont des chances d'avoir reçu une éducation plus poussée", indique le rapport au sujet de Bahreïn.
En Europe, l'écart salarial entre les sexes est en moyenne de 14,5% et diminue depuis une dizaine d'années, selon la CSI.
Les différences de salaires vont ainsi de trois pour cent dans la petite île méditerranéenne de Malte à 25% en Estonie. Entre ces deux pôles, l'Allemagne connaît un écart de 22%, contre 20% pour la Finlande, la Grande-Bretagne et l'Autriche.
Selon des données provenant de WageIndicator, site internet d'études salariales sans but lucratif où l'on peut comparer son salaire à celui de personnes occupant un poste analogue au sien, les femmes ont souvent reçu une formation aussi élevée, voire plus élevée, que les hommes.
"Un niveau d'éducation plus élevé des femmes n'entraîne pas nécessairement un plus faible écart de rémunération et, dans certains cas, l'écart s'accroît en fait avec le niveau de formation reçu", selon la CSI.
Version française Philippe Bas-Rabérin- Source : Reuters.com
40 % des homosexuels se disent victimes de l'homophobie au travail
Selon une étude de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, 40% des homosexuels interrogés ont été au moins une fois visés par des blagues, insultes, violence ou chantage au licenciement.
85 % d'homosexuels ont au moins une fois ressenti une homophobie implicite sur leur lieu de travail tandis que 40 % disent en avoir été directement victimes, a révélé une étude sur l'homophobie dans l'entreprise commandée par la Halde et publiée jeudi.
Selon une enquête menée fin 2006 auprès de 1.413 salariés gays et lesbiennes et des DRH de 14 grandes entreprises, 85 % des personnes interrogées ont au moins une fois ressenti une homophobie implicite (rejet, rumeur, dénigrement) et 40 % en ont été au moins une fois directement victimes (blagues, insultes, violence, chantage au licenciement).
Parmi les registres homophobes les plus utilisés au sein de l'entreprise, figurent celui du genre ("efféminé" pour un homme, "masculine" pour une femme), celui de la sexualité mais aussi un troisième registre qualifié par l'étude d'"homophobie politique" et qui s'énonce sous la forme "incapable de diriger les autres". 40 % des personnes qui ont reçu des remarques négatives sur leur apparence, ont essuyé de telles remarques sur leur tenue vestimentaire, 32 % sur leur coiffure, 26 % sur leurs gestes et 18 % sur leur voix.
48 % des homosexuels interrogés sont cadres contre 15 % de cadres et professions intellectuelles supérieures dans la population active française. Ils sont sous-représentés dans certaines professions (commerce, gestion/administration), sur-représentés dans d'autres (communication, art et spectacle, fonction publique).
Lesbiennes et gays sont 41 % à travailler dans la fonction publique (20 % pour l'ensemble de la population active) avec une proportion très élevée de lesbiennes dans le secteur de l'éducation (35 %). 66 % n'ont pas dévoilé leur orientation sexuelle durant leur parcours professionnel.
A la question de savoir quels éléments leur permettraient de mieux vivre leur orientation sexuelle au travail, les personnes interrogées ont répondu notamment : des syndicats plus visibles dans la lutte contre l'homophobie (89%), une plus grande publicité autour des procès (88 %), l'égalité des droits, notamment pour le mariage et l'adoption (85 %)
Article 225-1 du Code pénal :
Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques en raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.