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mercredi 12 mars 2008

CYBERMANIFESTATION pour la Liberté d'expression sur internet (Mais sans l'UNESCO!)




Utilisé avec discernement, cet outil est devenu indispensable pour la libre circulation de la Vérité.

L’ignorance est notre ennemi et internet peut nous aider à la combattre.








Reporters sans frontières lance avec l’Unesco*, la première Journée internationale pour la liberté d’expression sur Internet

* INFORMATION à propos de la position de l'UNESCO


L’Unesco retire son patronage à la Journée pour la liberté sur Internet organisée par Reporters sans frontières

Reporters sans frontières a appris, le 11 mars 2008 dans la soirée, que l’Unesco retirait son patronage à la Journée pour la liberté sur Internet organisée ce mercredi 12 mars. Cette décision a été notifiée à Reporters sans frontières par le directeur de la Division de la liberté d’expression, de la démocratie et de la paix de l’organisation onusienne. L’Unesco justifie cette décision en expliquant qu’elle a accordé son patronage au "principe de cette journée" mais qu’elle ne saurait s’associer aux différentes manifestations organisées à cette occasion.

Suite à cela RSP a déclaré : 
"Nous ne sommes pas dupes. Plusieurs Etats, faisant partie de la liste des quinze ’Ennemis d’Internet’ rendue publique ce jour, sont intervenus directement auprès de la direction générale de l’Unesco. Marcio Barbosa, le directeur général adjoint de cette organisation, a cédé. L’Unesco ne sort pas grandie de cette affaire. Elle fait preuve d’une grande lâcheté à l’heure où les Etats qui ont obtenu qu’elle se déjuge ainsi continuent à emprisonner des dizaines d’internautes. Malheureusement, il semble que nous soyons revenus vingt années en arrière, à l’époque où les régimes autoritaires faisaient la pluie et le beau temps, place Fontenoy à Paris. Que l’Unesco se soit ainsi déculottée témoigne de l’importance de cette journée et de la mobilisation contre les Etats censeurs", 



A cette occasion, Reporters sans Frontières ( sans l'UNESCO donc)  renouvelle son opération “24h contre la censure”et appelle les internautes à se mobiliser , à partir de mercredi 12 mars à 11h : ICI



Actuellement, 63 cyberdissidents sont derrière les barreaux pour avoir usé de leur droit à la liberté d’expression sur le Web. La Chine reste la plus grande prison pour les journalistes en ligne et les blogueurs.

Pour dénoncer la censure exercée par les gouvernements et réclamer plus de libertés sur Internet, Reporters sans frontières appelle à manifester dans neuf pays ennemis du Net.

Durant 24 heures, du mercredi 12 mars à 11h jusqu’au jeudi 13 mars à 11h (heure de Paris), les internautes pourront créer un avatar, choisir le message de leur banderole et prendre part à l’une des cybermanifestations qui auront lieu en Birmanie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Erythrée, Tunisie, Turkménistan et Viêt-nam. ICI

L’organisation publiera également sa nouvelle liste des “ennemis d’Internet” et rendra publique une version mise à jour du Guide du cyberdissident.

Lors de la première édition des “24 heures contre la censure”, près de 40 000 internautes s’étaient mobilisés en faisant évoluer la carte des “trous noirs du Web”. Aujourd’hui, nous pouvons encore peser sur les autorités qui musellent ce qui devrait être un libre lieu d’échange, et faire à nouveau de cette opération un succès !

L’opération a été conçue et réalisée par l’agence Saatchi & Saatchi. Une campagne de promotion est déclinée pour le Web, appelant toute la communauté des Internautes à se mobiliser au cours de ces 24 heures. Tous les médias, les sites et les blogs qui souhaitent s’associer à cette opération sont invités à prendre contact avec Lilia Bouhdjar : 01 44 83 84 56 .

Source : Reporters sans Frontières


  • TELECHARGER (Format PDF) la carte des "trous noirs d'internet" : LA

  • Voir aussi: une présentation de la cybermanifestation sur agoravox avec une vidéo.


lundi 10 mars 2008

Chine: La Répression contre les contestataires s'intensifie

En Chine, la liberté d'opinion et l'indépendance des avocats ne sont pas respectées

  • Enlèvement, jeudi 6 mars à Pékin, par des policiers en civils, de l'avocat Teng Biao.

Relâché samedi, ce professeur de droit dans une université pékinoise, militant connu pour ses prises de position en faveur des droits de l'homme en Chine, a raconté avoir été kidnappé par des agents du bureau de la sécurité publique qui l'ont emmené dans une voiture banalisée.



  • Chen Guangcheng, 36 ans, est un avocat autodidacte, mal voyant, originaire de la ville de Linyi, dans la province du Shandong (nord-est de la Chine).
En 2005, Chen Guangcheng a aidé les villageois dans leur action en justice contre la municipalité de Linyi. Les plaignants reprochaient à la ville d'avoir mené, au nom de la politique de contrôle des naissances, une campagne d’avortements et de stérilisations forcées dont ont été victimes des milliers de femmes (à 7 et 8 mois de grossesse pour certaines). Dès lors, Chen Guangcheng est devenu la cible des autorités qui ont tout mis en œuvre pour le réduire au silence.
Le 7 septembre 2005, il a été assigné à résidence. Sa maison a été encerclée par la police et par d’autres personnes qui auraient été embauchées pour l’empêcher de sortir. Sa ligne téléphonique a également été coupée à plusieurs reprises. Il a été détenu au secret au début de l’année 2006.
En août 2006, Chen Guangcheng a été condamné à quatre ans et trois mois de prison par le Tribunal populaire de Yinan, dans la province du Shandong, pour «destruction de propriété publique» et «association de malfaiteurs en vue de perturber la circulation».
De nombreuses irrégularités ont été observées lors de son procès. Plusieurs témoins, dont son épouse et son enfant, ont été victimes de harcèlements et de menaces. Ses avocats ont été empêchés d’entendre certains témoignages, de récolter les preuves nécessaires à assurer sa défense et d’assister au procès. Les avocats commis d’office par les autorités n’ont formulé aucune objection aux accusations du tribunal. Les droits de la défense ont ainsi été bafoués.
Le jugement a été confirmé en janvier 2007 par le Tribunal intermédiaire populaire de la municipalité de Linyi, après que toutes les voies de recours eurent été épuisées.

En juin 2007, il a été battu et torturé par ses codétenus de la prison de Linyi et privé de soins médicaux. Il avait alors entamé une grève de la faim en signe de protestation.



Le dalaï lama dénonce les "énormes et inimaginables violations des droits de l'Homme" en Chine


Le chef spirituel des bouddhistes de la tradition "tibétaine" a dénoncé la répression en chine mais rappelle son opposition au boycott des JO de Pékin


La langue, les coutumes, les traditions du Tibet sont en train de disparaître et les Tibétains vivent dans la peur de devenir une minorité dans leur propre patrie, déclare le dalaï lama dans un discours attendu lundi. Dans ce texte, dont Reuters s’est procuré une copie, le chef spirituel en exil des Tibétains appelle la communauté internationale à faire pression sur la Chine pour que la liberté d’expression soit respectée lors des Jeux olympiques de Pékin.

Lundi marquera le 49e anniversaire du soulèvement de 1959 matée par l’Armée populaire qui précipita l’exil en Inde du dalaï lama, aujourd’hui âgé de 72 ans.

« La langue, les coutumes et les traditions du Tibet s’effacent graduellement », dit-il dans ce discours qu’il prononcera à Dharamsala, la ville du nord de l’Inde où il vit.

Les Tibétains, poursuit-il, « sont amenés à vivre dans un état de peur permanente, d’intimidation et de suspicion sous la répression chinoise (...) La répression continue de croître avec des violations nombreuses, inimaginables et massives des droits de l’homme, le déni de la liberté religieuse et la politisation des questions religieuses ».

Conséquence de la politique de transfert de populations orchestrée par le pouvoir central, le nombre de non-Tibétains vivant dans le territoire himalayen ne cesse d’augmenter, réduisant les Tibétains à « une minorité insignifiante dans leur propre pays », continue-t-il.

« J’exhorte le gouvernement chinois à cesser immédiatement cette politique », poursuit le lauréat du prix Nobel de la Paix.

Evoquant les Jeux de Pékin, le dalaï lama rappelle avoir soutenu la candidature chinoise dès le début, niant les projets de sabotage et de troubles dont l’a accusé le principal responsable de l’administration chinoise au Tibet, Zhang Qingli.

Il attend néanmoins de ces olympiades qu’elles permettent une amélioration de la situation de la liberté d’expression, pendant et après la manifestation sportive.

« Le monde devrait explorer les moyens d’investir son énergie collective dans un changement positif continu en Chine lorsque les Jeux seront terminés », dit-il.

Source : Reuters.com

vendredi 7 mars 2008

Cinq mois avant l’ouverture des JO, la répression continue mais la mobilisation grandit

Le 8 mars 2008, il restera cinq mois avant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’été de Pékin. Reporters sans frontières dénonce le manque de réelles avancées, notamment l’absence de libérations massives de prisonniers d’opinion et de levée de la censure des médias et d’Internet.

"La seule manière pour les autorités chinoises de faire taire les critiques sur la situation des droits de l’homme est de relâcher les prisonniers d’opinion, et non pas de réprimer encore plus. Le succès des JO de Pékin dépend aujourd’hui de la capacité du CIO et de la communauté internationale à faire entendre cette évidence aux organisateurs chinois. De notre côté, nous allons redoubler d’énergie au cours des cinq prochains mois pour obtenir des avancées concrètes", a affirmé l’organisation.

(...)

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